La grande guerre de 1914 1918
1914
La grande guerre de 1914-1918 a décimé la jeunesse chablisienne : 78 enfants de Chablis.
Le Monument aux Morts, œuvre du sculpteur Cladel, élève de Rodin, a été inauguré en 1922.
La grande guerre de 1914-1918 a décimé la jeunesse chablisienne : 78 enfants de Chablis.
Le Monument aux Morts, œuvre du sculpteur Cladel, élève de Rodin, a été inauguré en 1922.
Milly apparaît dans l’histoire au VIIe siècle, quand l’évêque d’Auxerre Didier (mort en 623) donne au clergé de sa cathédrale les vignes qu’il possède à Milly (« Milliacus ») avec vignerons et serfs.
(On ignore s’il s’agit là d’un bien familial ou des terres qui appartenaient déjà au patrimoine des évêques d’Auxerre)
Avant 735, l’évêque Hainmar donne la « villa » (grande exploitation agricole) qu’il possède à Milly (« Miliciacus ») à l’hospice d’Auxerre qui dépendait de la cathédrale.
En 1239, le bourg de Milly est désigné dans les archives de l’abbaye cistercienne de Pontigny, toute proche, sous le nom de « Miliacus propre Chableia » (Milly-près-Chablis)
Au Moyen Âge, les paroisses de Beine et de Poinchy (et donc Milly) relèvent du patronage du prieuré bénédictin de Griselles (Châtillonnais, en Côte d’Or), lui-même dépendant de la puissante abbaye St-Germain d’Auxerre. Le prieuré en récolte en effet la dîme (impôt ecclésiastique).
Si la seigneurie de Milly semble donc à l’origine relever des évêques d’Auxerre (bien que le village soit situé dans le diocèse de Langres), elle passe assez tôt entre des mains laïques, ce qui est attesté dès le XIIIe siècle, et le reste jusqu’à la Révolution.
C’est en réalité une simple chapelle, bâtie au début du XVIIIe siècle ; en 1719, la famille seigneuriale des Boucher intervient auprès de l’évêque de Langres et obtient de ce dernier que la chapelle soit érigée au rang d’annexe de la paroisse de Poinchy ; les Boucher achètent une maison pour loger le vicaire résident, lui attribuent une rente annuelle et font l’acquisition pour l’église d’un terrain destiné à servir de cimetière.
La façade de l’église est austère et l’extérieur dans son ensemble d’une grande sobriété. Seule, la masse de l’imposant clocher, peut surprendre.
A l’intérieur, l’édifice présente une nef unique aboutissant à une travée droite de chœur et un sanctuaire semi-circulaire. L’ensemble est couvert d’un plafond en plâtre. Deux chapelles, elles aussi plafonnées, flanquent la nef avec laquelle elles communiquent par une large arcade en plein cintre ; celle du nord est dédiée à la Vierge, tandis que celle du sud est sous l’invocation de saint Nicolas.
Le mobilier de cette église pourtant modeste est cependant tout-à-fait digne d’intérêt :
au retable du maître-autel, belle copie du XVIIe s. de la Sainte Famille (ou « Sainte Parenté ») de Raphaël, dont l’original, daté de 1518, est conservé au Louvre.
Maître-autel XVIIIe s. à retable dit « monumental » ou « architectural » à l’antique
(colonnes, chapiteaux de style « ionique », entablement).
Vestiges d’une clôture de chœur en bois, du XVIe (mur sud de la nef)
(style gothique, avec décor « en plis de serviette »)
Pierres tombales de la famille des Boucher,
seigneurs de Milly (XVIIIe), au sol de la chapelle nord
Cloche, bronze, 1766, baptisée « Ste Catherine-St Edme-St Pierre »
Edme Boucher, seigneur de Milly + 1783 / Catherine : C. Guyon, épouse d’Edme Boucher, + 1778
Vitrail de la chapelle sud : réemploi (vers 1950-60 ?) d’une tête de saint Sébastien (XIXe) replacée au centre d’un faisceau de flèches.
Soldat romain converti au christianisme au IIIe siècle et persécuté, Sébastien fut selon la tradition attaché à un arbre et percé de flèches. Il est le saint patron des archers, des armuriers et des policiers
Bannière,
toile et carton peint, XIXe s. (d’un côté saint Sébastien, patron de la paroisse et, de l’autre, saint Vincent, protecteur des vignerons).
L’édifice, très peu renseigné, appartenait à l’origine à un prieuré bénédictin mentionné dès 854 et dont témoignent encore les bâtiments, remaniés, attenants à l’église. Cette dernière, érigée en style gothique entre la fin du XIIe et le XIVe siècles, a perdu son voûtement d’ogives, qui semble s’être effondré à une date inconnue.
Avant 1743, les moines de Pontigny ne possèdent aucun bâtiment rue de Chichée.
Les historiens ont tous admis la destruction par les Huguenots de l’ancien pressoir en 1568, mais il s’agissait de celui situé dans les bâtiments du premier Petit-Pontigny vers le prieuré Saint-Côme.
À partir de 1743, l’abbaye de Pontigny achète des bâtiments rue de Chichèe.
Il est question d’une grande grange ou vinée (sans doute le cellier).
En 1746, un violent incendie ravage les bâtiments du fond de la cour et le cellier. C’est sans doute cet événement qui a trompé les historiens en l’attribuant aux Huguenots.
En 1747, 1749 et 1775, l’abbaye fait encore des acquisitions pour agrandir la propriété.
En 1786, à court d’argent l’abbaye loue les bâtiments.
En 1791, l’ensemble du Petit-Pontigny est vendue comme bien national. Plusieurs propriétaires s’y succèdent dont le général Basile Gras (inventeur du fusil GRAS).
En 1952, ses descendants vendent l’ensemble des bâtiments à la ville de Chablis qui installe le service des finances dans « l’Hôtel Gras », se réservant le cellier pour la fête des vins. Un pressoir acheté à Viviers est installé au fond du cellier.
Avant 1743, les moines de Pontigny ne possèdent aucun bâtiment rue de Chichée.
Les historiens ont tous admis la destruction par les Huguenots de l’ancien pressoir en 1568, mais il s’agissait de celui situé dans les bâtiments du premier Petit-Pontigny vers le prieuré Saint-Côme.
À partir de 1743, l’abbaye de Pontigny achète des bâtiments rue de Chichèe.
Il est question d’une grande grange ou vinée (sans doute le cellier).
En 1746, un violent incendie ravage les bâtiments du fond de la cour et le cellier. C’est sans doute cet événement qui a trompé les historiens en l’attribuant aux Huguenots.
En 1747, 1749 et 1775, l’abbaye fait encore des acquisitions pour agrandir la propriété.
En 1786, à court d’argent l’abbaye loue les bâtiments.
En 1791, l’ensemble du Petit-Pontigny est vendue comme bien national. Plusieurs propriétaires s’y succèdent dont le général Basile Gras (inventeur du fusil GRAS).
En 1952, ses descendants vendent l’ensemble des bâtiments à la ville de Chablis qui installe le service des finances dans « l’Hôtel Gras », se réservant le cellier pour la fête des vins. Un pressoir acheté à Viviers est installé au fond du cellier.
En 1992, la ville de Chablis loue le bâtiment dit « l’ancien Hôtel Gras » au Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne (B.I.V.B.) qui y installe son antenne icaunaise.
Prochainement sur le site historique du Petit Pontigny de Chablis deviendra « La Cité des vins »
Les travaux devraient débuter cet été pour une ouverture prévue pour l’été 2022.
Le nouvel ensemble s’étendra sur près de 1.000 mètres carrés.
Au programme une offre culturelle pédagogique pour découvrir l’univers des vins de Chablis, du grand Auxerrois et du Chatillonnais.